Photios Kontoglou a souligné, dans ses écrits, combien la nouveauté radicale de l’art picturale chrétien le sépare de toute forme d’art différente. Kontoglou était ainsi très critique à l’égard de l’art de la Renaissance, dans lequel il voyait, non une avancée de l’homme, mais une régression spirituelle, une incapacité à saisir la beauté véritable des modèles de l’iconographie traditionnelle. Ce n’est pas à dire que les peintres de la Renaissance aient manqué de talent : ce dont ils manquaient, c’est la foi. Ils n’avaient pas la spiritualité des iconographes byzantins. N’osant pas renier le Christ ouvertement, ils représentaient des scènes de Sa vie, et des saints, mais avec l’esprit du monde. Pour Kontoglou, comme pour Ouspensky dont il avait traduit et annoté la brochure sur les icônes, l’art de la Renaissance était « un art profane à sujet religieux ».


Le but du véritable art religieux est atteint par la sobriété, la simplicité, la force et la piété des icônes.
« En les regardant, celui qui prie est apaisé et attendri ».
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