vendredi 24 juin 2016

Participant à l’Esprit saint



Ainsi l’homme se gouverne librement, puisque les rênes de son propre destin lui ont été confiées de manière qu’il puisse se diriger vers ce qu’il veut, soit vers le bien, soit à l’opposé, comme cela a été le cas. Il possède aussi à titre de dons infus le désir et l’avidité naturels de tout bien, quel qu’il soit, et c’est volontairement qu’il s’applique à être bon est juste. Puisqu’il en est bien ainsi, nous affirmons que l’homme a été créé à l’image et selon la ressemblance en tant qu’il est le vivant naturellement bon et juste.

Mais il ne suffisait pas que l’homme soit doué de raison et apte à pratiquer le bien et la justice ; il fallait aussi, en vérité, qu’il participe à l’Esprit saint et qu’il possède en lui-même les caractéristiques plus limpides de la nature divine. Aussi Dieu lui insuffla-t-il une haleine de vie, c’est-à-dire l’Esprit, que le Fils procure à la nature raisonnable (logikos) pour la transformer en la forme suprême,  la forme divine.


saint Cyrille d’Alexandrie PG 76 éd, Pusey

dimanche 1 mai 2016

Le Christ est ressuscité !



Il est vraiment ressuscité !

Joyeuses Pâques !

vendredi 15 mai 2015

Le Peuple de Dieu



L’avènement du Christ accomplit toute l’attente de l’Ancien Testament et en réalise toutes les figures. Le royaume messianique est inauguré. Mais, en même temps, cet accomplissement bouleverse toutes les perspectives du judaïsme : Israël attendait le royaume définitif de Dieu, mais il se le représentait généralement sous l’aspect d’un royaume inséparablement spirituel et temporel, qui exercerait une domination de caractère politique sur ses propres sujets et sur les nations.
Or le royaume que le Christ vient établir, son Eglise, « n’est pas de ce monde » (Jn, 18, 36). L’Eglise est bien le « véritable Israël » dont le peuple de l’Ancien Testament n’était que l’annonce et la figure ; toutes les promesses s’accomplissent en sa faveur, mais sur un plan spirituel.


Archimandrite Placide Deseille, Tous, vous êtes un dans le Christ, 1995, p.5

dimanche 12 avril 2015

Christ est ressuscité !



Ta résurrection, ô Christ Sauveur,
Les anges la chantent dans les cieux,
Et nous aussi, sur la terre, juge-nous dignes
De Te glorifier d'un coeur pur.




En vérité, Il est ressuscité !

jeudi 18 décembre 2014

L'humanisme sépare l'amour d'avec la vérité



A la philosophie selon le Christ s’oppose l’autre philosophie, la philosophie selon l’homme, cet "humanisme" que l'Occident a cultivé avec imprudence, sans voir que, séparé du Dieu-Homme, il conduisit nécessairement au relativisme et au nihilisme. Toute l'œuvre du Père Justin Popovic apparaît ainsi comme une critique de "l'humanisme" qu'il replace dans sa perspective spirituelle:

"L'humanisme est justement le mal fondamental, primordial de l'homme. Au nom de l'humanité autonome, l'homme a rejeté Dieu dans une transcendance surhumaine, et il est resté tout seul pour lui-même et en lui-même".
[…]

Malgré son apparente dureté, la grande rigueur de cette critique de l'humanisme ouvrira certainement un horizon, révélera une dimension nouvelle à ceux qui liront ce livre, et peut-être trouveront-ils le doux chemin du Dieu-Homme, grâce au Père Justin Popovic, qui écrivait en 1937:

"L'Homme qui recherche sincèrement le sens et la lumière de la vie trouve toujours un joie inexprimable, l'enthousiasme,  des mobiles spirituels et des horizons largement ouverts dans la sainte et mystique Eglise Orthodoxe".


Sur saint Justin de Tchélié, avant-propos dans : Père Justin Popovitch, L’homme et le Dieu-Homme, collection La Lumière du Thabor, éd. L’Age d’Homme, 1989, p.25-26 et 28.

Sur la fresque saint Justin se trouve à droite parmi les saints.

vendredi 20 juin 2014

Mystère trinitaire




L’Ancien Testament a clairement manifesté le Père, obscurément le Fils. Le Nouveau Testament a révélé le Fils et institué la divinité de l’Esprit. Aujourd’hui l’Esprit vit parmi nous et se fait plus clairement connaître. Car il eût été dangereux, alors que la divinité du Père n’était point reconnue, de prêcher ouvertement le Fils, et tant que la divinité du Fils n’était pas admise, d’imposer, comme en surcharge, le Saint-Esprit.

Il convenait plutôt que, par des additions partielles, et, comme dit David, par des ascensions de gloire en gloire, la splendeur de la Trinité rayonnât progressivement.


saint Grégoire de Nazianze, 5ème Discours théologique, 31,  PG 36

dimanche 20 avril 2014

Christ est Ressuscité !




Le Christ est ressuscité !  Il est vraiment ressuscité !

dimanche 17 novembre 2013

Plastique de la grâce


« Il est impossible de bâtir une église… sans jeûne, sans repentir et sans la descente de l’Esprit Saint. Même là, l’église n’est pas bâtie, mais descendue du ciel sur terre, de la même façon que le pain et le vin de la liturgie ne sont plus pain et vin, mais le corps et le sang du Christ… Aussi, l’église doit avoir la caractéristique d’une parfaite harmonie du royaume des cieux, car c’est seulement dans un tel espace qu’il convient de placer des icônes et des fresques. C’est un espace que nous préparons pour la descente de l’Esprit Saint et la venue du Christ. Nous les accueillons comme Abraham a accueilli la sainte Trinité à sa table ».

P. Ristić





http://www.orthodoxie.com/actualites/reflexions-sur-larchitecture-de-la-nouvelle-cathedrale-de-podgorica-par-andrew-gould/#sthash.fGczMGYu.dpuf

mercredi 24 juillet 2013

La théose



La théose, c’est l’âme humaine qui, devenue pneumatophore, retrouve son essence par sa christification. Saint Athanase écrit : « Le Christ est devenu sarkophoros afin que nous puissions devenir pneumatophores ». Ici la déification affirme et postule la vraie humanité de l’homme, de même que la chair humaine a été glorifiée en Christ. La vraie humanité (le verus homo) prend conscience d’elle-même seulement en unité énergétique avec la grâce divine du Christ comme verus deus. La pneumatologie est de nouveau le commentaire de l’œuvre unificatrice du Saint-Esprit entre les énergies divine et l’homme. Le Christ, qui nous a sauvés et rachetés par son sang une fois pour toutes, parle maintenant (et cette parole maintenant est au centre de l’anthropologie chrétienne) ; il le fait par le Saint-Esprit, le paraclet, qui nous régénère en vertu de ce salut. Saint Grégoire de Naziance écrit que « Jésus représente l’archétype de ce que nous sommes et pouvons devenir » (PG 37, 288). L’anthropologie pneumatologique, la théose de l’homme, signifie l’étude de l’homme en route sur le chemin où il parviendra à être ce qu’il est dans son essence profonde, telle que cette essence est révélée en Christ et peut être réalisé par l’homme lorsqu’il est porté par le Saint-Esprit vers son but suprême : être en Christ.


N. A. Nissiotis dans Le Saint-Esprit, pneumatologie orthodoxe, éd. Labor et Fides, Genève, 1963, p. 103.

dimanche 12 mai 2013

Témoignage sur la fête de Pâques.



La fête de Pâques est le point culminant de l’année ecclésiastique, le cœur même du culte de l’Eglise orthodoxe. A minuit, les fidèles allument leurs cierges à celui du prêtre, qui chante : « Le Christ est ressuscité des morts ; par sa mort Il a foulé la mort, et à ceux qui sont au tombeau, Il a donné la vie ». Après la sonnerie des cloches, à la lueur des cierges, il entonne le canon de Pâques de saint Jean Damascène : « Fêtons la mise à mort de la mort, la destruction de l’Enfer, le commencement d’une nouvelle vie immortelle… Car tout est rempli de lumière, ciel, terre et enfers. Que toute la création se réjouisse à cause de la Résurrection du Christ ! » Les prêtres, les diacres, les croyants s’embrassent, pleins d’allégresse. Ils proclament : « Christ est ressuscité », et se répondent : « Il est vraiment ressuscité ! » - « Jour de la Résurrection ! Soyons rayonnants de joie pour cette solennité et embrassons-nous les uns les autres. Appelons frères ceux-là même qui nous haïssent. Pardonnons tout à cause de la Résurrection ».

Martin Winkler LES JOURS DE FETES, éd. Ides et Calendes Neuchâtel/Suisse p.59-60 (Texte légèrement modifié) 
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