Par conséquent, puisque nous avons été livrés avec
justice à la servitude du diable et à la mort, il fallait aussi absolument que
le retour du genre humain à la liberté et à la vie fût accompli par Dieu avec
justice. Non seulement l’homme fut livré au jaloux, dans la justice divine,
mais le diable lui-même rejeta loin de soi la justice ; s’étant, dans l’iniquité,
passionnément épris du pouvoir, de la souveraineté, ou plutôt, de la tyrannie,
et combattant contre la justice, il usa de sa puissance contre l’homme. Aussi
plut-il à Dieu de renverser le diable d’abord à l’aide de Sa justice, contre
laquelle celui-ci ne cesse de combattre, et ensuite, à l’aide de Sa puissance,
par la résurrection et le jugement à venir : car tel était l’ordre le
meilleur, que la justice précédât la puissance ; telle était l’œuvre d’une
souveraineté vraiment divine et bonne, non d’une tyrannie, que la puissance
suivit la justice. Car de même que « celui qui depuis le commencement est le
meurtrier de l’homme » (Jn. 8 : 44) s’est soulevé contre nous par
jalousie et par haine, de même le Prince de la vie, dans la surabondance de Son
amour pour l’homme et de Sa bonté, S’est mû pour nous […]
vendredi 3 mai 2013
Cf. Heb. 1: 2-3
mardi 23 avril 2013
Cf. 1 Cor. 6 : 17
Oui, mes pères et frères, ce que nous avons amassé,
naguère, n’acceptons pas de le perdre, efforçons-nous plutôt de l’accroître, et
ce que par le passé nous avons eu le bonheur d’édifier, ne le détruisons pas.
Que chacun d’entre vous se rappelle le profit trouvé dans le jeûne, de quels
dons Dieu l’a gratifié dans ce peu de jours, et qu’il devienne pour l’avenir
encore plus ardent.
saint Syméon le Nouveau Théologien cité dans Le Grand
Carême, Bernard Le Caro, éd. des Syrtes, p. 133
samedi 20 avril 2013
Un art trans-figuratif !
Pourquoi l’Eglise attribue-t-elle une si grande
importance à l’icône ?
Parce que l’icône n’est pas une simple image, ni une
décoration, ni même une illustration de la Sainte Ecriture. Elle est quelque
chose de plus grand. Elle est un objet cultuel et fait partie intégrante de la
liturgie. Dans son image sacrée l’Eglise voit non pas un des aspects de
l’enseignement orthodoxe, mais l’expression de l’Orthodoxie dans son ensemble,
l’expression de l’Orthodoxie comme telle. L’icône est une des manifestations de
la Tradition sacrée de l’Eglise au même titre que la tradition écrite et la
tradition orale. […] l’icône, selon l’enseignement de l’Eglise, correspond
entièrement à la parole de l’Ecriture. « Ce que parole communique par
l’ouïe, la parole le montre silencieusement par la représentation », dit
saint Basile le Grand (Hom. 19 sur les 40 martyrs. PG 31, 509 A.). Et les Pères
du Septième Concile Œcuménique répètent ces paroles et précisent :
« par ces deux moyen qui s’accompagne l’un l’autre… nous recevons la
connaissance des mêmes réalités » (Mansi XIII, 300 C.).
L. Ouspensky, Essai sur la théologie de l’icône dans
l’Eglise Orthodoxe, éd. de l’Exarchat Patriarcal Russe…, 1960, p.10
jeudi 31 janvier 2013
Cf. 1 Tm. 3.16
Cette condescendance économique de Dieu, inaccessible dans sa nature, correspond chez saint Jean Chrysostome aux opérations ou énergies manifestatrices descendant jusqu’à nous – que nous avons rencontrées chez saint Basile et saint Grégoire de Nysse. Moraliste plus que théologien, Chrysostome prête à ces manifestations de Dieu, à cette sortie en dehors de son essence, une nuance psychologique : c’est une volonté clémente qui condescend à la condition inférieure des êtres créés. Il semble que, pour saint Jean Chrysostome, cette descente miséricordieuse se réduit finalement à l’incarnation du Fils. Etant l’image parfaite du Dieu invisible, le Fils est lui-même invisible : autrement, il ne serait pas l’image du Père. En se manifestant dans la chair, il est devenu visible aussi aux anges
Vladimir Lossky, Vision de Dieu, éd. Delachaux & Niestlé, p.78
lundi 24 décembre 2012
Joyeuse fête de la Nativité
Lui qui est de condition divine, n'a pas considéré comme une proie à saisir d'être l'égal de Dieu, mais, à la plénitude des temps, s'est anéanti lui-même en prenant notre condition (cf. Phil 2, 6-7), conçu selon la loi de la nature et enfanté par Marie, la toujours vierge, de par la bienveillance du Père et la collaboration du Saint-Esprit, à la fois Dieu et homme; en tant qu'homme véritable, Il est devenu en tout semblable à nous, à l'exception du péché (cf. Héb 4,15), demeurant ce qu'Il était – Dieu véritable –, unissant sans confusion ni changement les deux natures, volontés et énergies, tout en demeurant Fils unique en une seule hypostase, même après l'Incarnation.
Extrait de la confession de foi de saint Grégoire Palamas
http://www.forum-orthodoxe.com/~forum/viewtopic.php?f=1&t=1887&p=12044&hilit
lundi 17 décembre 2012
lundi 3 décembre 2012
Se garder de tomber
L’humilité est une pratique entièrement personnelle.
Lorsqu’on l’a réalisé, lorsqu’on se tourne vers le monde, vers les hommes ou
vers la Création, l’humilité est une humiliation devant tous, elle donne à l’homme
une faible idée de lui-même. […] « L’humble ne tombe en effet jamais, dit
saint Macaire ; comment pourrait-il tomber, lui qui est plus bas que tous ? »
L’humilité est la seule arme qui soit capable de vaincre
le Diable.
saint Justin Popovitch Les voies de la connaissance de
Dieu, L’Age d’Homme, p.61
lundi 22 octobre 2012
Suggestion diabolique
Il est remarquable que les Pères représentent rarement
notre lutte spirituelle comme un combat entre les anges et les démons, mais
bien plus souvent comme une guerre de l’homme contre Satan. Les anges, bien
sûr, nous aident et nous protègent dans cette bataille, mais ce ne sont pas les
anges qui s’opposent à Satan ; c’est le Christ lui-même ainsi que la grâce
du Saint-Esprit, qui par sa présence détruit les tentations démoniaques. Ainsi
par exemple, saint Cyrille de Jérusalem, évoquant, dans une de ses Catéchèses, les ténèbres introduites
dans notre esprit par les puissances impures, parle immédiatement du
Saint-Esprit qui se mêle à la lutte, nous instruit et nous emplit de son odeur
suave (Catéchèses mystagogiques III)
Archevêque Basile Krivochèine dans : Dieu, l’homme, l’Eglise,
les anges et les démons dans la vie spirituelle, ed. Cerf, p.81
mardi 4 septembre 2012
Nous t’exaltons
Il n’est pas de mots, ni d’intelligence assez talentueuse
pour exprimer la grandeur de celle qui naquit de la race humaine pécheresse
mais devint « plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus
glorieuse que les séraphins ». « Voyant la grâce des mystères de Dieu
se manifester dans la Vierge et s’accomplir clairement, je suis dans la joie,
bien qu’incapable d’en concevoir le mode étrange et indicible. Comment la Toute
Pure a-t-elle été seule choisie parmi toutes les créatures, visibles et
invisibles ? Voulant la célébrer, mais muet d’étonnement, je suis frappé
d’impuissance en mon esprit comme en mes paroles. Cependant, j’oserai encore la
proclamer et la magnifier : elle est le tabernacle céleste » (Ikos
de l’entrée au Temple). « Nulle langue n’est capable de te chanter
dignement ; pour tout esprit, même
hypercosmique, ta louange est un vertige. Toi qui es bonne considère notre foi
et notre désir ardent. Protection des chrétiens, nous t’exaltons » (office
de la Théophanie, hirmos de la neuvième ode).
saint Jean Maximovitch dans: La Vénération de la Mère de Dieu
dans l’Eglise orthodoxe, l’Age d’Homme, p.66-67
samedi 30 juin 2012
La prière assure la liberté
La prière libère l’homme, le dégage de la nature
extérieure et de lui-même. De la sorte, elle tient l’âme ouverte à Dieu en tant
que personne. Celui qui ne prie pas reste esclave, enclos dans le mécanisme
complexe de la nature extérieure et des penchants de ses passions, qui dominent
l’homme plus encore que ne le fait la nature.
R.P. Dumitru Staniloaë Prière de Jésus et expérience du
Saint-Esprit, DDB, p.59
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