mardi 10 mars 2009

lutte


Avec l'âme, nous sommes dans un monde de lutte perpétuelle, d'imagination, que nous ne pouvons plus régler ni discipliner.

Connaissez-vous l'histoire typique d'un vieux prêtre qui baptisait les femmes ?

A son époque, on les baptisait nues, et c'est pourquoi on avait choisi un vieux prêtre. Celui-ci, voyant la beauté des femmes nues, emportait des images qui n'étaient pas utiles pour sa sainteté. Aussi priait-il saint Jean-Baptiste de le délivrer de ces images. Les années passant, il devint inquiet. Jean-Baptiste lui apparut alors et lui demanda : «Veux-tu que je te libère?» «Oh! oui», répondit-il. Jean-Baptiste fit le signe de croix en disant : tanpis, et il le libéra.

Pourquoi . tant pis ? Parce qu'une des particularités de l'âme, c'est la conquête et la lutte. Souvent, si nous sommes éprouvés par telle ou telle chose, c'est pour que nous luttions intérieurement.

Cette lutte donne deux résultats : la conquête, en cas de succès; l'humilité, la possibilité de comprendre les difficultés des autres, s'il n'y a pas de réussite rapide.




père Eugraph Kovalevsky dans "La quête de l'Esprit" p.105-106

lundi 9 mars 2009

saint Basile de Poïana M.




Que survienne une suggestion de l'ennemi sous la forme de quelque passion ou par des pensées mauvaises, celui qui pratique la prière de Jésus en appelle au Christ contre de telles ruses et le diable de périr avec sa suggestion.




dans "Roumanie, Tradition et culture hésychastes" p.153

dimanche 8 mars 2009

Mystères liturgique


...quand, par exemple, un homme a envie de dire son amour à la femme qu'il aime, il n'en finit pas et il ne craint pas de se répéter ! De même la liturgie. Nous n'en finissons pas de dire à Dieu « Gloire à Toi », « Kyrie eleison ».

Le langage liturgique est par essence répétitif, parce qu'il est par nature poétique.




père André Borrély, dans "l'homme transfiguré" p.73

samedi 7 mars 2009

Culte


Dans la tradition orthodoxe le Psautier est subdivisé en vingt cathismes ( d'un mot grec qui signifie s'asseoir ; pendant la lecture d'un acathiste au contraire - le «a» initial ayant un sens privatif - on ne s'assied pas).
père B.Bobrinskoy "LA VIE LITURGIQUE" p.34

vendredi 6 mars 2009

Avec et toujours


( à Miracle)


-à vues humaines, Dieu n'intervient pas beaucoup ?


- le Dieu qui intervient, c'est le Dieu magique.
Dieu n'est pas le héros de Minority Report, ce film où Spielberg imagine des brigades d'intervention lisant dans les pensées des gens et permettant à la police d'intervenir avant qu'ils ne commettent un crime ou un délit.

Dieu va dans la vie avec l'homme, et non à la place de l'homme.

Combien de fois, après l'épreuve, nous réalisons que Dieu était là, mais pas là où nous l'attendions, et jamais comme nous l'imaginions.


entretien avec B.Vergely dans SOP 314 janvier 2007

jeudi 5 mars 2009

Source de la vie


Ce n'est pas un hasard si le XXe siècle qui, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, a vu se répandre à l'échelle planétaire une civilisation qui ne propose à l'homme qu'un bonheur terrestre et érige en valeurs suprêmes la production, le profit et la consomation, est en même temps le siècle de la bombe atomique, des camps de la mort, des goulags et des génocides. Une civilisation qui veut se passer de Dieu, ou le relègue dans la sphère des "philosophies personnelles" sans incidence sur les comportements collectifs, est une civilisation qui se rentranche de la Source de la vie. Les satisfactions qu'elle peut offrir ne sont que l'autre face de la mort.



Par l'archimandrite P.Deseille "être chrétien orthodoxe aujourd'hui" p.4

mercredi 4 mars 2009

(cf. Matthieu 6:1)


Un frère ascète, qui ne mangeait pas de pain, se rendit chez un grand ancien. Or il se trouvait là d'autres étrangers, et à cause d'eux, l'ancien avait fait un peu de cuisine. Et lorsqu'ils s'assirent pour manger, l'ascète plaça devant lui seulement des pois chiches trempés et il mangea. Lorsqu'il se levèrent de table, l'ancien le prit en particulier et lui dit: « Frère, si tu vas chez quelqu'un, ne fais pas montre de ta façon de vivre; mais si tu veux tenir ton ascèse, demeure dans ta cellule et n'en sors jamais.» Instruit par cette parole de l'ancien, il apprit à faire comme tout le monde lorsqu'il se trouvait avec des frères.

mardi 3 mars 2009

en communion


Durant la période pré-constantinienne, où les chrétiens, longtemps, n'ont formé que d'assez petits groupes dont l'horizon politique était le martyre, le lieu de culte, inséparable en général de la demeure de l'évêque (alors très souvent marié), s'entourait de locaux d'accueil et de partage. La disposition même de l'ensemble définissait un style de vie liturgique, sacramentel. De même que l'évêque déléguait aux prêtres, avec l'essaimage paroissial, la présidence de l'assemblée eucharistique, de même il déléguait aux diacres l'exercice du sacrement du frère. Mais les deux, en lui, ne faisaient qu'un. Pendant la célébration, les fidèles apportaient solennellement à l'autel une partie des richesses qu'ils avaient produites ou acquises durant la semaine, chacun à sa mesure, à l'exemple de la pauvre veuve dont parle Jésus, et qui, pour peu qu'elle donnât, le prenait sur son nécessaire et non sur son superflu. Le prêtre prélevait sur ces dons le pain et le vin nécessaires à l'eucharistie, le reste était distribué aux plus démunis: le lieu du sacrement était donc simultanément celui d'une redistribution communautaire des richesse. De même les jeûnes, bref mais intenses, n'avaient pas seulement pour but la purification personnelle, mais le partage avec les pauvres: on donnait ce qu'on aurait consommé. Lorsqu'un "frère", par exemple, était mis en prison pour dettes, la communauté dont il était membre s'imposait un jeûne pour le libérer.


O.Clément "La révolte de l'Esprit" p.205

lundi 2 mars 2009

l'homme déchu depuis Adam



Durant le Carême, l'Eucharistie proprement dite n'est célébrée, conformément aux décisions des anciens conciles, que le samedi et le dimanche: la signification propre du jeûne est, en effet, destinée à rappeler aux chrétiens l'état déchu dans lequel ils se trouvent jusqu'à la Parousie,malgré l'assurance du salut qui se trouve déjà à leur portée.

Le Carême est donc une période d'attente qui n'est interrompue que par les liturgies dominicales et qui se termine à la triomphante Eucharistie pascale, anticipation de la seconde venue du Christ.

Durant la Carême, on célèbre pourtant à certains jours un rite vespéral de Communion aux saints Dons, spécialement réservés le dimanche précédent: c'est là la «Liturgie des Présanctifiés » attribuée à saint Grégoire le Grand (604†), pape de Rome.




Père Meyendorff dans "L'EGLISE ORTHODOXE, hier et aujourd'hui" p.66

dimanche 1 mars 2009

l'exterieur et l'intérieur


Qui va à l'intérieur, en imitant l'intérieur, n'imite personne. Il est donc libre. Il connaît un mimétisme créateur.

Qui va à l'exterieur imite quelqu'un et perd sa liberté.

L'homme a été créé dans l'image et pour la ressemblance avec Dieu, est-il rappelé dans la Genèse. Il chute, quand il se laisse séduire par le serpent, qui l'invite à se comparer à Dieu.






B.Vergely "Le silence de Dieu face aux malheurs du monde" p.204
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